Ce que dit la critique


(…) La fascination qu’exerce sur le spectateur l’élaboration à l’écran de ce qui semble être des « paysages mentaux » peux donner l’impression d’une primauté du visuel sur le sonore (…). Cependant dans les heures et les jours qui suivent chaque création in situ, les impressions visuelles s’estompent dans la mémoire au profit de la musique qui continue à résonner dans nos têtes. La musique et l’image gardent donc chacune leur force, la première finissant par être plus prégante dans la mémoire, ce qui s’explique peut-être par l’aspect construit de la musique au regard de l’aspect spontané et évanescent de l’image. (…)

Denyse Therrien – Revue Archée, Canada, novembre 2011


(…) Jean Voguet fait brusquement un silence dans sa musique, comme s’il appréciait autant le silence de l’instant que ce qui le précédait. Personne ne l’applaudit, d’ailleurs, tout le monde semble avoir compris la communication et cela crée à son tour une atmosphère introvertie mystérieuse dans la pièce. Je me sens presque apathique et laisse libre cours à mes sens dans ce silence exceptionnel. C’est immédiatement un aspect que j’ai beaucoup admiré ce soir-là. Jean Voguet réussit à présenter le silence comme un moment exceptionnel. Avec cela, il retourne la nature humaine pour souligner le caractère unique du vide, où normalement notre attention est affectée par l’apparition d’un certain son. (…)

Sébastien Paz Ceroni – Logos Fondation, Belgique, avril 2000